The Capitelle

La première mention de ces cabanes date de la fin du XVIème siècle d'après des textes notariés retrouvés dans les archives départementales du Gard. On y parle d'une "capitelle a pierre essuyte et couverte de lauzes".

Pour les historiens, le terme désigne une cabane de vigne édifiée par un membre du petit peuple dans une parcelle conquise sur la garrigue.

L'essor de ces constructions débute à la fin de l'Ancien régime jusqu'au XIXème siècle.  Le gouvernement royal encourageait le défrichement avec à la clé une exemption d’impôt pendant 15 ans dès la mise en culture du terrain. Beaucoup de terres vacantes furent achetées par des petites gens qui accédèrent ainsi à la propriété. 
C'est le début de l'épierrement (action qui consiste à enlever les pierres d'une terre pour la rendre cultivable) de la garrigue de notre région, terre ingrate et rocailleuse. On retrouve encore ces tas de pierres témoins de cette vaste entreprise. Ces pierres étaient utilisées pour faire des enclos, mettre en place des terrasses avec des murs de soutènement ou des cabanes en pierres sèches.
Les enclos par exemple servaient à délimiter un terrain, à protéger les récoltes des troupeaux ou à garder du bétail. 
La mise en terrasse des terrains à flanc de colline par exemple permettait d'augmenter la surface de culture. Les murs de soutènement en pierre sèche soutenaient le terrain en assurant sa stabilité et permettaient d'éviter que la terre soit emportée au moment des pluies.

Ce sont la plupart du temps, des gens pauvres qui ont construit ce petit patrimoine. Tout le monde participait, souvent femme et enfants compris.

Les capitelles témoignent du courage et de la peine de nos aïeux pour obtenir de minces parcelles de terre cultivable où étaient plantés la vigne, l'olivier et parfois même le blé sur les hautes terres. Beaucoup de ces terres à défricher ont été distribuées peu après 1789.

Les murs en pierre brute, sans aucun liant, sont dressés verticalement sur une hauteur de 1.5 à 1.7 mètres et ont en moyenne un mètre d'épaisseur. Ensuite s'amorce le départ de la voûte, en porte à faux, qui est la partie la plus remarquable de l'édifice. Elle se compose de cercles de pierres horizontaux, se superposant les uns aux autres, en avancée à chaque nouveau cercle, progressant vers le centre et vers le sommet. 

L'intérieur de ces abris rustiques est très peu aménagé. Quelquefois, une ou deux petites niches faisant office de placard sont réservées dans l'épaisseur des murs.

La plupart de ces abris en pierre sèche, de petites dimensions,  n'étaient en somme que des refuges temporaires.

L’abandon de l’exploitation des terres pauvres et éloignées des habitations va débuter avec l’apparition du phylloxéra qui va dévaster le vignoble, s’accélérer après la première guerre mondiale par manque de bras et se généraliser à partir du milieu du XX e siècle.

Le patrimoine en pierres sèches rapidement envahi par une végétation dense va ensuiteêtre complètement oublié.

The first mention of these little stone shacks dates back to the 17th century, according to legal documents found in the archives of the Gard département. It talks about a stone hut covered with large flat stones.

Historians define a capitelle as a vineyard shack built by a member of the common people on a plot of land taken back from the scrub land.

Most of the capitelles were built at the end of the 18th century and into the 19th century. The royal government encouraged the people to clean up scrub land and waived taxes for 15 years when the land would start being cultivated. A lot of empty land was then bought by common people who finally became land owners.

Its the start of  great stone removal trend from the scrub land to turn it into fertile land. We can still find huge mounds of stones and rocks here and there in the landscape.

These stones and rocks were then used to make fencing walls, create terraces with retaining walls, or small dry stack shacks.

The fenced in areas were used to draw a  property line, protect the harvest, or keep some sheep.

The creation of terraces enabled the increase of cultivated surfaces against a hill. The retaining walls provided stability for the terraces and kept the soil from eroding during heavy rains.

Poor people mostly built all those walls, terraces and capitelles. Everybody participated, women and children included.

The capitelles are a witness to the courage and the pains our ancestors had to go through to be able to have small plots of land whre they could grow some grapes, olives and sometimes wheat.

The majority of the scrub land was given away to the people shortly after 1789.

The dry stack walls are made with stones piled up vertically without mortar up to 1.7 meters high and 1 meter wide.

The starts the roof which is the most remarkable part of the building...it is composed of horizontal circles of flat stones, overlaid on top of each other to the point of closing up the roof while progressing toward the  center and the top.

The interior of these capitelles doesn't have much. Sometimes one or two cubbyholes used as "closet" are built into the thickness of the walls.

Most of the capitelles were used as temporary refuge.

Most of that land will later become abandoned due to the fact that it was far from the villages, that most of the grapevines died from the phylloxera infestation in the 1860's, and with the lack of workforce after WWII.

The dry stack stone heritage quickly disappeared under the vegetation regaining its rights, and will soon become completely forgotten.









 

 

 

 








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